6 janvier 2011

Football : une très longue histoire

Je suis étonné d'apprendre que personne, je dis bien personne ne s'est jamais inquiété de savoir depuis quand on joue au foot. Non, je mens, je ne suis pas étonné du tout, puisque ce sujet est susceptible de n'intéresser que les footeux, et ils sont trop occupés à apprendre à lire et à écrire pour pouvoir réaliser de belles banderoles sur lesquelles on peut lire "Marséyé, anculés" ou "PSG on vat te nickey" afin de les exhiber lors du prochain match. N'aimant ni le foot ni les ballons ni la pelouse ni les fouilles au corps ni les vestiaires ni les stades et m'en tapant comme de ma première machine à écrire (heu non, beaucoup moins), j'ai décidé de faire quelques recherches sur le sujet.
Des fouilles (pas au corps mais archéologiques) ont fait apparaître des vestiges montrant que le foot se pratiquait déjà bien avant l'apparition de l'homme. On a en effet retrouvé aux côtés de squelettes de singes datant de plus de 6 millions d'années des vestiges de ballons en cuir et des canettes de ce qui s'est avéré être après analyse de la kronembourg.
 Par ailleurs, il semblerait qu'à l'époque, tous les animaux jouaient au foot, en suivant des règles plus ou moins semblables en fonction de ce que leur permettait leur physiologie. Par exemple, chez les singes, la notion de "main" n'existait pas, ou en tout cas pas en tant que faute, cela aurait gravement perturbé le déroulement des matchs. Il n'y avait pas encore de footballeurs professionnels bien sûr, on est en train de parler d'animaux et on ne va pas non plus leur coller tous les vices. On ne note pas non plus de matchs ou de coopérations interespèces, probablement à cause justement des différences physiologiques qui auraient pu avantager une équipe (par exemple de mille-pattes) par rapport à une autre (par exemple de vers de terre).

Mais revenons à nos singes, du moins à ceux de l'époque, qui je vous le rappelle sont les ancêtres communs aux chimpanzés actuels et à l'homme. A un moment donné, l'espèce s'est scindée en deux, les pro foot et les anti foot. Les premiers traitaient les seconds d'intellos de merde et les seconds qualifiaient les premiers d'abrutis dégénérés, tout cela vous vous en doutez dans le langage musclé alors en vigueur. Comme au bout d'un moment ça ne pouvait plus durer, les deux branches se sont séparées et ont évolué chacune de leur côté, les non footeux du singe vers l'homme et les footeux du singe vers le singe.

Quid me direz vous, car le latin est votre langue préférée, de la persistance du foot dans la société humaine ? L'explication est génétique. Dans son ascension vers les sommets où on peut la voir actuellement, l'humanité a trimballé un vilain gène dormant qui a tendance on ne sait pourquoi à se réveiller chez certains individus plutôt que d'autres et à leur faire gueuler des conneries et se foutre sur la gueule pour une vague histoire de baballe...


Quant aux avocats de ce truc qu'ils nomment "sport" et qui argumentent sur les valeurs qu'il transmet, sur le message de paix qu'il véhicule, sur l'esprit d'équipe et la solidarité qu'il inculque à notre belle jeunesse, le seul fait que ce soient souvent les mêmes qui nous appellent à voter lors des élections devrait vous mettre la puce à l'oreille...

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